On dit souvent que le plus dur c’est de partir, le fameux “threshold mile”. Le passage de la porte, que l’on ferme pour un long moment. En fait, je me réjouissais de ce moment et je ne l’ai pas vraiment vécu comme quelque chose de dur. Peut-être car je n’ai pas tout quitté. Au final, dans 4 mois ma vie sera de nouveau comme avant, avec une belle expérience en plus. Aussi, j’ai commencé en douceur, accompagné par des amis, David puis Arnaud, jusqu’au Tessin, où j’ai été magnifiquement accueilli par mon frère, ma sœur et leur famille. Cette petite halte au Tessin et les beaux moments passés avec mes nièces et neveux m’ont donné plein d’énergie. Il en faudra pour la suite.

Je suis entré aujourd’hui en Autriche où va se poursuivre ma traversée des Alpes jusqu’en Slovénie. Je serai accompagné deux jours par un ami de mon Erasmus à Vienne avant de continuer définitivement seul. C’est peut-être là que le “threshold mile” se fera vraiment sentir. Le moment où je quitterai les Alpes pour entrer dans les Balkans. Le moment où je quitterai des langues que je parle pour en découvrir d’autres que je ne maîtrise pas du tout. Le moment où l’ouverture à l’Autre se fera en toute simplicité, sans chichis. C’est dans ces moments que l’humanité se fait vraiment sentir.
L’aventure est donc bien lancée et je me réjouis d’en vivre chaque instant.
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